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Se libérer de son moi toxique – Biba Juin 2018.

Se libérer de son moi toxique@BIBA

La procrastination exprime une peur de l’échec ou de la réussite – Novembre 2015
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D’où nous vient notre relation au travail ?

Marie Estelle Dupont : Elle se façonne d’après nos modèles ou contre-modèles familiaux et dans l’environnement proche (un frère qu’on a vu réviser avec des fiches, un maître de stage qu’on admirait). Elle se nourrit de l’image que nos parents ou enseignants nous ont renvoyée, du style « T’es un étourneau, toi ». Elle s’affine avec la méthode enseignée, lors de notre formation scolaire et professionnelle. Notre personnalité va jouer aussi, selon qu’elle est extravertie, disciplinée… Enfin, l’influence du « surmoi » – l’autorité intériorisée sous forme d’interdits – va intervenir au niveau de la pression que l’on se met et de la part de fantaisie que l’on s’autorise dans le travail. Elle détermine aussi le choix du métier (challenge, difficulté, routine).

Est-on dans la répétition de quelque chose quand on « n’arrive pas à s’y mettre » ?

Si c’est ponctuel, ça nous renvoie simplement à la fatigue ou au désintérêt par rapport à une tâche précise. Si c’est habituel, c’est de la procrastination. Certains ont besoin de travailler dans l’urgence pour être bons en dernière minute, fonctionnant à l’adrénaline. Ils ne l’assument pas et font semblant de travailler en amont pour être réellement efficaces dans le dernier virage. D’autres ont besoin de s’avancer pour se libérer d’une culpabilité et travaillent lentement. La procrastination (repousser le moment de s’y mettre), elle, exprime une peur de l’échec ou de la réussite, un même symptôme pour deux résultats opposés. Dans la stratégie de l’échec, on ne peut pas se donner les chances d’être au top, cela voudrait dire dépasser ses parents et fausser l’image qu’on nous a renvoyée. Il y a souvent, derrière, une dépression masquée. Et puis, il y a la fausse procrastination, qui est en réalité un échauffement, une mise en condition pour laisser monter
la concentration.

Comment contrer les idées bloquantes telles que « Je suis nulle » ou « Je ne suis pas du matin » ?

Ce sont des pensées dysfonctionnelles, des croyances que l’on a sur soi-même et dans l’image que l’on pense donner aux autres. Je conseille de les noter : une colonne consacrée à la pensée brute, par exemple « Je ne suis pas du matin » ; une pour l’image renvoyée, du genre « On dit que pour être pro, il faut être au top dès 8 heures » ; et une troisième sur nos particularités positives : « Je respecte mes délais, je suis digne de confiance ». Visualiser nos représentations pour les objectiver et cerner quel est le problème. En général, on se fait une montagne d’un micro phénomène. Si on n’est pas du matin, on ne s’attelle aux tâches les plus mobilisantes qu’après onze heures, par exemple !

Lire l’article sur www.mariefrance.fr

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